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Le secteur des nouvelles technologies en Afrique est caractérisé par une demande croissante en connectivité et un mouvement de digitalisation des entreprises. Le nombre d’utilisateurs internet devrait encore augmenter de 11% sur les 10 prochaines années.

Une centaine de start-ups africaines ont levé plus de 550 M USD en 2020.  Parmi les pays leaders dans le domaine des nouvelles technologies africaines, on retrouve L’Afrique du Sud, le Kenya, le Nigéria et l’Egypte ont rassemblé 90% de ces financements.

Afrique du Sud : Plus grand marché des TIC du continent

Pays le plus développé d’Afrique et 1er partenaire commercial de la France en Afrique Sub-saharienne avec un marché de 57 Millions d’habitants. Les secteurs des télécommunications, des logiciels et des fintechs sont matures et compétitifs. Les revenus générés par le secteur TIC s’élevaient à plus de 14,22 Mds EUR (230 Mds ZAR) en 2019 (+4% par rapport à 2018).

Parmi les marchés les plus porteurs, on retrouve notamment le secteur de la cybersécurité. Le taux de cyberattaques en Afrique du Sud a progressé de 19% en 2019 et le marché se densifie. Les entreprises basées en Afrique du Sud subiraient, d’ailleurs, plus d’attaques que la moyenne mondiale (33% pour l‘Afrique du Sud contre 27% au niveau mondial).

Une étude a révélé que 83 % des entreprises sud-africaines cherchent à utiliser l’Intelligence Artificielle afin d’automatiser leurs process. On trouve des succès locaux comme Dataprophet dans l’automatisation intelligente de production ou Aerobotics dans le domaine agricole. Des initiatives se développent pour favoriser la montée en compétence des futurs diplômés sur ces sujets. L’University of South Africa a, par exemple, mis en place un cours intitulé Technics of Artificial Intelligence, qui vise à doter les étudiants des principes fondamentaux de la technologie de l’IA.

Les solutions proposées en mode SaaS et les services de stockage de données sur le cloud ont explosé ces dernières années. Le montant des dépenses pour des abonnements à des services de Cloud Computing devrait atteindre 1.7Mds USD en 2024 soit une croissance de 29 % par an.

L’économie sud-africaine est tirée par la consommation des ménages et de sa classe moyenne émergente. La crise Covid a poussé les acteurs à adopter de nouveaux moyens de paiement ainsi qu’à développer les services de type « click and collect ». Les dépenses réalisées sur des plateformes de e-commerce ont également augmenté de 30% au premier semestre 2020 et le montant des transactions devrait atteindre 12 Mds EUR d’ici 2026.

L’Afrique du Sud est également un lieu d’investissements importants ainsi qu’une place forte pour l’incubation des startups, notamment les métropoles de Johannesburg et du Cap.

AFRIQUE DU SUD : Le saviez-vous ?

  • L’Afrique du Sud héberge depuis 4 ans le plus grand salon de l’IA du continent : l’AI Expo
  • La ville du Cap a été classée parmi le top 30 des villes les plus tech du monde
  • Le leader du E-commerce est Takealot. Un nouvel acteur se lance sur le marché : Everystore. Toujours pas d’Amazon en vue !
  • Teraco a lancé la construction du plus grand Data Center d’Afrique à Johannesburg, inauguration prévue en 2022 !

Nigeria, le hub des hubs numériques d’Afrique

1re économie d’Afrique avec une démographie supérieur à 200M d’habitants, le Nigeria détient également la 1re population d’internautes et le plus grand nombre de “tech hubs” actifs du continent.

Le Nigeria dispose d’une scène startups en plein essor considérée comme le premier écosystème numérique d’Afrique Afrique en valeur (plus de 2 Mds USD).

Globalement, malgré un ralentissement des financements à destination des fintechs, le Nigéria se positionne parmi les « big 4 » des pays leader qui attirent le plus d’investissements techs :  326 M USD depuis 2014 ; ainsi que 21,4 % (150 millions d’USD) des 700,1 millions d’USD levés par les start-ups technologiques africaines en 2020.

Par ailleurs, le pays dispose d’une population jeune, en expansion rapide, fournissant un pool considérable de consommateurs potentiels. La démocratisation de l’usage des smartphones combiné à l’accroissement du pouvoir d’achat des consommateurs devraient accentuer sa croissance au cours des cinq prochaines années et au-delà.

Contribuant à hauteur de 15,9% du PIB en 2020, le secteur de télécom maintient sa croissance dans l’économie du pays, porté notamment par des initiatives fiscales et de régulation favorable au développement du secteur.

Depuis 2019, les entreprises de télécommunications, les chaînes de vente au détail et les services postaux peuvent désormais demander des licences auprès de la CBN (Banque Centrale Nigériane) pour devenir des banques de paiement (PSB) et être ainsi autorisés à proposer des services de mobile money à leurs abonnées. Les principaux opérateurs téléphoniques du pays ont reçu un accord de principe de la CBN en 2020 et devraient obtenir leurs licences de banque de services de paiement (PSB) au cours de l’année 2021.

Récemment, le gouvernement nigérian a annoncé l’obligation pour chaque habitant de s’enregistrer auprès du NIMC (National Identity Management Commission). Cet enregistrement implique la collecte, l’analyse, la synchronisation, le stockage et l’utilisation de big data public. Les autorités nigérianes ont également débuté la construction d’un parc technologique à Abuja, capital du pays.

La Covid 19 au Nigeria :

Plutôt épargné sur le plan sanitaire, Le Nigéria a abordé la crise du Covid19 dans une situation économique dégradée : faible croissance (+2,3 % en 2019) et inflation élevée (+12% en 2019). D’après un rapport de la Banque mondiale, l’économie nigériane devrait cependant croître de 1,1% en 2021. Le Nigéria retrouverait ainsi le chemin d’une croissance après une année 2020 marquée par un recul du PIB estimée à 4,1%. La pandémie actuelle a également mené à une augmentation du recours au e-commerce dans le pays. Ce changement du comportement d’achat des consommateurs a incité une partie des entreprises à se digitaliser tout en proposant des services de livraison. Après avoir réalisé une levée de fonds de 2 millions de dollars, Kwik, start-up française de livraison rapide, envisage d’étendre ses activités en dehors de Lagos, son marché d’origine.

 

LE NIGERIA : Le saviez-vous ?

  • 5 grands projets de datacenters récemment lancé (ADC ; ICOLO; MEDALLION ; 21CTL …)
  • Les grands opérateurs télécoms sont désormais titulaires de licences de « service bancaire de paiement » (PSB).
  • Parmi les 4 licornes africaines, 3 sont nigérianes ! – Flutterwave, fintech nigériane qui propose des solutions de paiement en ligne, devient la quatrième licorne.

Côte d’Ivoire, moteur économique régional et écosystème start-up florissant

Plusieurs raisons poussent des entrepreneurs de la tech à s’intéresser et à s’installer en Côte d’Ivoire…En plus d’être la 1ère économie de la zone UEMOA, la Côte d’Ivoire est également la 1ère économie numérique de la zone et dispose d’un environnement propice au développement des affaires. Ce pays se présente aujourd’hui comme un milieu florissant pour l’entrepreneuriat tech avec une croissance remarquable du nombre d’incubateurs et de start-ups au cours de ces dernières années.

L’infrastructure et les réseaux déployés y sont de bonne qualité et reflètent les standards internationaux. On y retrouve notamment :

  • Les réseaux de télécommunications ouverts au public (GSM, UMTS, réseaux fixes, réseaux Internet)
  • Les réseaux de transmission haut débit (FO) : environ 7 000 Km réalisés à fin décembre 2018
  • L’accès au très haut débit est assuré via 5 câbles sous-marins dont trois ont un point d’atterrissement local.

 

Grâce à un ensemble de projets et d’investissements, le gouvernement ivoirien souhaite atteindre les 100 % de couverture téléphonie, porter le taux de couverture Data à plus de 90 % et celui du haut débit à au moins 50 %.

 

La Côte d’Ivoire, un marché d’opportunités ?

La Côte d’Ivoire regorge d’un portefeuille de secteurs à forte rentabilité. L’on ne peut aborder l’actualité et les succès locaux sans évoquer les secteurs de la Fintech, de l’E-Commerce, de la cybersécurité ou encore du cloud.

Disposant du secteur bancaire le plus important de la zone UEMOA, ce pays est naturellement une plateforme potentielle pour le développement de la FINTECH mais aussi du E-Commerce. Ce sont, en effet, en moyenne 15 M EUR de transaction financière qui s’opèrent quotidiennement : 8 % de la population fait régulièrement des achats en ligne. L’émergence d’une nouvelle classe de consommateurs, en particulier d’une classe moyenne jeune est en effet source de nombreuses opportunités d’affaires dans divers secteurs d’activités (Télécommunications, Industrie automobile, distribution…). Par ailleurs, dans un pays où la téléphonie mobile reste le principal mode d’accès à l’Internet pour environ 70 % de la population, force est de constater l’existence d’une nouvelle dynamique pour les acteurs de la cybersécurité : Environ 80 % des smartphones seraient infectés et les préjudices relatifs aux fraudes sur les portefeuilles électroniques s’élèveraient à environ 300 M EUR. S’agissant des services de Cloud Computing, leur utilisation en Côte d’Ivoire est encore récente : 83% des organisations utilisent le SaaS (SoftWare as a Service), 58% l’IaaS (Infrastructure as a service) et 33% le PaaS (Platform as a service). Ceci montre que la Côte d’Ivoire est dans une phase de transition de l’ASP (Application Service Provider) vers les services de Cloud Computing. Les services Cloud les plus utilisés sont la messagerie et l’hébergement d’applications.

 

LA CÔTE D’IVOIRE : Le saviez-vous ?

  • Moteur régional : L’économie ivoirienne est la plus dynamique d’Afrique de l’Ouest. Véritable locomotive régionale, la Côte d’Ivoire pays représente 40 % du PIB de la zone.
  • Les Réseaux Sociaux : Plus qu’un moyen de communication, d’expression et d’échanges, les réseaux sociaux ont contribué au développement de l’entrepreneuriat local et paraissent aujourd’hui comme de véritables moyens de pression sociale.
  • #Ci20 : L’initiative Côte d’Ivoire Innovation (#Ci20) a été officiellement lancé en février 2021 et rassemble un collège d’entreprises technologiques innovantes avec pour objectifs de fédérer le meilleur des start-ups de Côte d’Ivoire et d’en être le porte-voix.

 

 

Afin de vous permettre de découvrir ces pays et sécuriser votre entrée sur ces marchés, Business France organise un French tech Tour Africa comprenant des sessions de bootcamp et de coaching à partir du 26 mai 2021, suivi d’un ensemble de programmes de RDV BtoB à partir du 14 septembre 2021.

Vous pourrez retrouver des informations supplémentaires sur le site dédié à ce French Tech Tour Africa via le lien suivant : https://events-export.businessfrance.fr/frenchtechtour-africa/

Ne tardez pas à vous inscrire !

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