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Too big to fail…
Le secteur des industries créatives est un des moteurs de l’économie britannique, auquel il contribue à plus d’1,1 Md EUR et qui en 2019 avait entamé une croissance 5 fois supérieure à celle du PIB. La culture est étroitement liée au tourisme puisqu’elle draine 50% des visiteurs sur l’île et le patrimoine a généré 236 millions de visites en 2019, qui représente plus de 18,7 Mds EUR en valeur.

Le British Museum, la National Gallery, le Tate Modern et le V&A comptent parmi les 10 musées d’art les plus visités au monde, ils représentent un réel “soft power” et une institution qui devra évoluer au réveille de cette crise sans précédent mais qui a aussi su prouver son importance et sa résilience.

 

Le secteur n’a pas attendu la crise pour investir dans le numérique

En 2018, le Department for Digital, Culture, Media & Sport (DCMS) a préconisé dans le rapport “Culture is Digital”:

 

  • L’investissement de plus de 2,2 M EUR par Arts Council England (organisme public d’investissment dans les arts) et la National Lottery Heritage Fund (la loterie nationale qui finance une partie du secteur) pour améliorer les infrastructures numériques.
  • La création par la National Gallery d’un atelier « Innovation Lab » afin d’évaluer le potentiel des technologies immersives comme la réalité virtuelle et la réalité augmentée (VR/AR). La National Gallery X, en partenariat avec Kings College London a vu le jour l’année suivante. Le musée propose déjà des visites guidées en ligne et cherche à rendre sa collection accessible digitalement.
  • La création par le Royal Opera House, d’un laboratoire « Audience Lab » qui s’est concrétisé la même année. Hyphen est le premier opéra en hyper-réalité dont la réaction du public est évaluée afin d’adapter les futures innovations. Le projet est mené en collaboration avec l’université Royal Holloway à Londres et l’entreprise Figment, spécialisée dans la réalité virtuelle. Depuis sa réouverture le Royal Opera House a lancé une série de projections d’oeuvres en mode haute technologie aux cinémas « drive in » en partenariat avec le groupe Luna Drive-in Cinema.

Le secteur est intrinsèquement créatif et soutenu par l’état

Début juillet, le gouvernement a annoncé une aide financière jamais égalée pour la culture britannique. Ce fond de secours de 1,74 Mds EUR a permis aux organismes des arts vivants, lieux historiques, musées, galeries, musiciens et cinémas indépendantes de pérenniser leurs activités. Un geste qui témoigne de l’importance de ce secteur pour le pays.

De plus, les acteurs du secteur créatif ne sont pas restés les bras croisés pendant 5 mois : les contenus et collections ont rapidement été digitalisés et les éditeurs ont démocratisé l’accès à leurs contenus. Les théâtres comme le National Theatre ont diffusé des oeuvres sur Youtube et les émissions télévisuelles offraient des visites guidées des principaux musées. Toutes ces initiatives ont démultiplié l’engagement des internautes sur les réseaux sociaux pour qui la culture représentait une échappatoire.

Aujourd’hui les musées, galeries et espaces de spectacles sont de nouveau autorisés à ouvrir leurs portes à condition de respecter les normes sanitaires en vigueur ce qui requière de réguler le flux de visiteurs, anticiper les réservations, mais aussi limiter l’utilisation de matériel de guidage au profit des applications. Toutes ces nouvelles contraintes poussent les musées à se doter de nouvelles solutions. Par exemple la British Library recherche une solution pour la vente de tickets et l’expérience client.

Comment saisir les opportunités de ce secteur ?

Business France organise une Business Expedition les 8 & 9 décembre 2020 en partenariat avec l’Institut Français et soutenu par l’ancien ministre de la Culture et du Digital : Lord Ed Vaizey. La mission a pour objectif de mieux comprendre les besoins et la structure des grandes institutions telles que le V&A et de networker avec l’écosystème locale. Ne manquez pas la date limite d’inscription au 30 septembre 2020.

Pour plus d’informations ou pour s’inscrire, contactez : teresa.marshall@businessfrance.fr  

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