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Depuis une quinzaine d’années, le tissu d’accompagnement des startups s’est sensiblement tendu. Ont émergé de façon progressive tout un panel d’acteurs pluriels. Pépinières, pôles de compétitivités, super hubs, clusters, incubateurs, accélérateurs, ex-cubateurs, et lieux de partage de l’espace de travail. Quantité de services se sont partagé les rôles dans une nouvelle chaine de valeurs, à réinventer continuellement. Ces structures spécialisées et professionnelles contribuent à la fois à créer un écosystème, public-privé, favorable à l’innovation, et une nouvelle relation aux échanges inter-entreprises. L’initiative de La Boussole en est l’un des témoins privilégiés. Les écosystèmes sont de plus en plus internationalisés. Ils muent et modifient les écosystèmes de création de valeur. Où en sommes-nous aujourd’hui ? Quel peut-être l’avenir de ces hubs?

Le Hub, concentré de valeurs ajoutées à l’échelle nationale et/ou internationale

 D’abord pensés à l’échelle locale, nationale, certains de ces acteurs (hubs) français commencent à développer des relations privilégiées entre organismes nationaux étrangers, tandis que d’autres, moins nombreux, choisissent d’ouvrir directement des filiales à l’étranger, pour assurer une continuité de services à leurs membres à l’instar des américains We Works, Plug & Play, ou encore le français VillagebyCa, le WAI, Neo Business…Le développement de ces acteurs correspond, au même moment, à la montée en puissance des principes/valeurs de l’économie partagée et de la « smart money » chez les VC. En parallèle, les grands groupes et les investisseurs sont à la recherche des mises en contact les plus rapides, et les plus sécurisées, et somme toutes les plus consensuels, dans une approche « scouting ».

L’innovation monétisable, provenant de sources de plus en plus diffuses, et de facto globalisées, il s’est imposé un nouveau business model, à côté de celui de la startup : le Hub. Sensé regrouper au même moment et dans le même temps, « ce qu’il faut connaître » et « ce qu’il faut avoir ». Emprunté au vocabulaire des transports, la notion de Hub, s’est imposée comme un lieu, ou un nœud, central, capable de concentrer les valeurs ajoutées en termes de services, d’informations et de talents. La promiscuité offerte d’un lieu physique apporte un gage de confiance dans la relation de tous les jours. L’un des risques est de devenir, un lieu d’inspiration, proche du musée, éloigné de l’invitation permanente à y fixer de nouveaux projets. Dans la notion, de Hub il y a bien la notion de mouvement.

Le Hub à l’épreuve du covid-19

La crise risque de mettre à mal cet écosystème qui est en passe d’atteindre sa majorité.

Comme tout lieu physique, alors que nous vivons une crise sanitaire et économique inédite limitant les liens sociaux, il est opportun de s’interroger sur la taille et la forme idéales d’un Hub ; sur ce qu’il doit être amené à relier et partager, puis à valoriser. La taille peut se mesurer à la fois par le nombre de startups rassemblées, et le nombre d’interaction de communications électroniques entre les acteurs, porteur des projets et leurs fournisseurs.  

La qualité des modes d’interactions des systèmes d’information est à sauvegarder, en tant quel tel : c’est la « nouvelle place du village d’un monde village ». Aujourd’hui, soyons attentifs aux frontières entre des systèmes d’échanges distanciel et présentiel (télé-pitch ; télé-conférence ; télétravail ; télé-négociation ; livraison à distance ; télé-recrutement ; télé-support …), dont l’intégrité/sécurité numérique reste en grande partie nécessairement à protéger. Business France prendra l’initiative, avec ses partenaires, le ministère de l‘intérieur, le Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères, et bien sûr l’Agence Nationale pour la Sécurité des Système Informatique (ANSII) de réunir, le 15 mai prochain, un séminaire ad hoc, pour bonnes pratiques et solutions concrètes pour la cyber-sécurité des activités export.

A l’heure actuelle et en période de crise, les équipes de Business France, sont bien sûr toutes équipées et connectées en permanence, à travers le monde, pour prendre le recul nécessaire et continuer à conseiller pour aider à prioriser, et bien aborder la reprise, et ce au bon moment. Pour mémoire, 1300 Fiches marchés sont disponible gratuitement sur https://www.businessfrance.fr/export-s-informer-toutes-les-informations-sur-les-marches. C’est le moment de prendre le temps de se pencher sur l’organisation de vos nouveaux marchés. Le réseau international de Business France, et ses partenaires, peut prendre le temps de vous aider à décrypter la structure de leur écosystème. Après la décélération, sachons accélérer au bon moment et au bon endroit, en collaborant avec les bonnes personnes.

Quels qu’en soient les coûts associés ou économisés : les contraintes présentielles (espaces de réunions, de bureau, de transports, ou tout simplement de vie) ne sont pas anodines, spécialement dans les environnements urbains souvent saturés, proches de l’exclusion. Il va sans dire que la start-up doit rester synonyme de progrès et d’inclusion, voire de résilience, là ou d’autres structures n’apportent pas de réponses commerciales satisfaisantes.

Start-up Nation et super hubs, la place de la France

Tout un chacun à en tête, les exemples de Singapour, Hong-Kong, la City, qui répondent à l’image du Hub international par existence ; sur lesquels vient se poser la notion de « start-up Nation ».

Par sa taille et à bien des égards, Station F s’est hissé parmi les premiers Hubs européens qui concentrent désormais plus de 3000 startups parmi ses alumni ; orchestrant une vie trépidante dans ses espaces les plus sociaux, tout en accueillant sans cesse des événements de qualité sur les principaux enjeux technologiques. Le plateau de Saclay renforce cet enthousiasme.

Concrètement et au sein du réseau international Business France, en prise avec les hubs étrangers, il s’agit de monter et montrer progressivement l’image d’un « HUB France, au cœur de l’Europe ». Cette promesse reposerait sur ces outils et une méthodologie, en capacité de recueillir de façon confidentielle et sécurisée les besoins en pleine compétition mondiale ; d’assurer l’identification et la qualification des startups recherchées ; d’accompagner dans la durée, en termes technologiques et commerciaux, les innovations portées par les startups ; de favoriser leur implantation dans des écosystèmes étrangers, pour assurer une meilleure visibilité des projets réussis. Bref, mettre en œuvre une démarche itérative pour relever en continuité les défis permanents de la concurrence. Sans hégémonie, et en visant le progrès.

Il est toujours utile de rappeler que la puissance technologique française est réputée et respectée à l’étranger. Elle symbolisée par des acteurs d’excellence de recherche et d’innovation comme le CEA, le CNES, le CNRS, l’INRIA ou encore le laboratoires de Polytechnique ou de Sorbonne… Ces moteurs de la Tech se  tournent en ce moment vers des modèles de valorisation, d’accompagnement et de mise en réseaux de leur atouts, avec pour défi celui de répondre à l’international, autour de priorités.  Par ailleurs, les pôle comme Systematic ont lancé de nouvelles initiatives pour enrichir la vision internationale de leur membres, startups et PME innovantes. Bpifrance a déployé des aides sans précédent pour assurer trésorerie et résilience.

A travers leurs programmes d’accélération, les équipes de Business France, malgré la crise, vous invitent à participer à la formation d’une fenêtre privilégiée à l’international pour développer un Hub technologique, à la disposition des acteurs innovants étrangers.

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