Temps de lecture: 2 minutes

La hausse du taux de bancarisation et du taux de pénétration d’internet au Mexique a indéniablement contribué au développement du e-commerce, entrainant une croissance des ventes en ligne de 27% entre 2016 et 2017. Mais elle s’est également accompagnée d’une explosion du nombre de fraudes, faisant de la sécurisation des paiements l’une des priorités des banques et des e-commerçants pour 2018 et 2019.

 

Quand le développement de solutions de sécurisation de paiement n’arrive pas à suivre la croissance effrénée du secteur

 

Depuis 4 ans, le taux de bancarisation au Mexique a augmenté de 28,2 points. Aujourd’hui environ 50% de la population mexicaine possède un compte bancaire et 40% des mexicains utilisent couramment des cartes bancaires. Cette croissance a été concomitante à l’expansion du taux d’équipement des mexicains en internet (65%), créant un écosystème propice au développement du e-commerce. Ainsi, depuis 2012, le volume total des ventes en ligne au Mexique a été multiplié par 4 pour atteindre aujourd’hui une valeur d’environ 17 milliards de dollars.

Comment expliquer, dès lors, la faible part des ventes en ligne dans le retail mexicain (2%), en comparaison des voisins américain (10%) et brésilien (6%) ? Cette asymétrie trouve ses racines notamment dans le manque de confiance des mexicains vis-à-vis des services en ligne, qui s’illustrent régulièrement par des cas de fraude, et pâtissent encore de services de logistique peu fiables.

 

La fraude bancaire au Mexique est ainsi un problème persistant, principal frein au développement du commerce en ligne : elle a représenté 567 millions de dollars en 2017, soit 14 % de plus qu’en 2013, avec 7 millions de transactions frauduleuses. 4 cyberattaques sur 10 contre les Etats-Unis sont menées depuis le Mexique, et le taux de rétro-facturation (ou contra-cargos) – c’est-à-dire, la non reconnaissance d’une transaction par l’acheteur entrainant un remboursement à la charge du vendeur – représente 2.5% des transactions au Mexique, contre 0,03% en Europe.

 

La modernisation et la sécurisation des paiements sont donc devenues le principal défi stratégique des banques et des e-commercants, entrainant des investissements massifs en 2018 et 2019. En mars dernier, Walmart a annoncé un plan de 1,1 milliard de dollars pour 2018, soit une augmentation de 20% par rapport à l’année précédente. Mercado Libre, principale marketplace latino-américaine, a, quant à elle, mis à disposition 275 millions de dollars pour sa filiale mexicaine en mai 2018.

Les plateformes de paiement sécurisées représentent le secteur le plus porteur de la lutte anti-fraude pour les entreprises. Le module de paiement de Mercado Pago, récent rachat de la plateforme Mercado Libre, équipe déjà plus de 150 000 sites de e-commerce. Avec 4000 variables analysées lors d’un paiement, elle réduit le taux de rétrofacturation de 2,5 à 0,5%.

Paypal reste le chef de file sur ce marché, avec 70% des transactions et une augmentation de 8 points par rapport à l’année précédente.

 

Sur plus de 250 fintech présentes au Mexique, on ne compte pourtant aucun français. Qui sera le premier acteur hexagonal à investir le marché transatlantique ?

 

Pour en savoir plus sur ce sujet, et sur les rencontres avec les e-commerçants mexicains organisées du 24 au 26 septembre 2018 par Business France México, entrez en contact avec:

Joanna ROUTABOUL (joanna.routaboul@businessfrance.fr) en France
Claire MANZANO (claire.manzano@businessfrance.fr) au Mexique

 

 

Vous êtes une entreprise française et souhaitez discuter de votre développement international ? Un conseiller dédié dans votre région et expert de votre secteur vous recontactera dans les plus brefs délais :

 

 

M