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La Corée, LE pays tech par excellence, à l’écosystème startups bouillonnant

La Corée, LE pays tech par excellence, à l’écosystème startups bouillonnant

LE pays tech par excellence

Bien connu pour l’image qu’elle renvoie à l’étranger – image renforcée suite aux JO de Pyeongchang qui ont été une vraie vitrine pour montrer l’avance prise en matière de 5G -, La Corée a en effet positionné les TIC au cœur de son économie : la part de ce secteur dans le PIB coréen est supérieur à la barre des 10 %, le taux le plus élevé parmi les pays de l’OCDE (le Japon vient en 2ème position avec 7,02 % et la moyenne est de 5,5 % pour l’ensemble de l’OCDE). Le secteur des TIC représente aussi 30 % des exportations coréennes. Le nombre d’entreprises est estimé à plus de 25 000 pour le secteur TIC en Corée, toute tailles confondues.

Portée par des conglomérats comme Samsung et LG et par les meilleures infrastructures au monde, la péninsule encourage, comme tous les pays développés, le développement des startups. Le pays connaît une croissance importante du nombre de startups depuis 2013 mais ne reste pas totalement saturé à l’image des grands hubs technologiques tels que la Silicon Valley ou Tel-Aviv. Le nombre de start-up est estimé à près de 30 000 (2017) employant plus de 100 000 personnes et pour un chiffre d’affaires de l’ordre de 30 Mds USD, soit 22 % de la croissance de l’économie coréenne.

 

Une explosion des montants investis

Le développement des startups répond à plusieurs problématiques coréennes : la dépendance de l’économie locale aux conglomérats et le manque de flexibilité de ces mêmes conglomérats, qui ont du mal à innover.

Ainsi, c’est en 2017 que débutent véritablement les levées de fonds. Le pays est ainsi passé de 71 M USD en 2013 à 949 M USD en 2014 pour atteindre un nouveau record en 2017 avec 2,25 Mds USD. Aujourd’hui la Corée possède une diversité d’investisseurs : des fonds coréens (164 fonds ont investi en 2017), corporate VC mais aussi des fonds en provenance des Etats-Unis, notamment de la Silicon Valley.

Même si les capitaux investis augmentent chaque année, les investisseurs privilégient une multitude de dossiers et évitent d’être trop exposés sur une seule startup. Les startups du top 10 ont ainsi levé près de 300 M USD.

 

Un plein soutien publique

Dans les actions récentes, le gouvernement a annoncé fin 2017 un fond de 9 Mds USD pour favoriser l’éclosion de nouvelles pousses. Le gouvernement coréen a ainsi l’un des plus hauts taux au monde de support aux start-up per capita. Ce fond de 9 Mds USD est alimenté à hauteur de 3 Mds USD pendant 3 ans par le gouvernement – les 6 Mds USD restant venant du privé.

Il existe également un programme public d’accélération : le K-Startup Grand Challenge. Le gouvernement soutient 40 start-ups étrangères et les installent à Pangyo Valley, le centre de la Tech en Corée. Les entreprises bénéficient d’une prise en charge intégrale de leurs frais de déplacement et d’hébergement et peuvent bénéficier d’une aide montant jusqu’à 133 000 USD attribués à la fin du programme.

Enfin, le ministère des PME et Start-up et la KOFAC (Korea Foundation for the Advancement of Science and Creativity) se sont associés pour créer le Startup Festival. Cet évènement incite à faire venir des startups, investisseurs et médias étrangers en Corée et contribue à l’internationalisation des start-ups coréennes. Cet événement prend la forme d’une conférence et de « matchmaking » sur 3 jours.

A noter enfin une aide publique originale qui incite les entreprises à embaucher des salariés ayant perdu leur poste lors d’un échec d’une start-up, ainsi que d’autres avantages fiscaux.

 

Un écosystème local bouillonnant

De manière générale, les business angels et les VC coréens investissent dès la création ou en première phase de développement des startups, et les grands groupes et VC étrangers se positionnent plutôt dans la deuxième phase de développement.

La Korean Venture Capital a pour but de représenter tous les acteurs de la scène coréenne des VCs. Cette association permet de simplifier la mise en relation entre les différents interlocuteurs publics et privés et de sensibiliser les investisseurs étrangers à la culture entrepreneuriale coréenne. KVC cherche également à nouer des accords internationaux, ce qui en fait un partenaire privilégié pour des coopérations bilatérales avec la France.

Du côté des VCs privés, les opérateurs étrangers Softbank Ventures, Sparklabs, Maru 180, StoneBridge Capital, Digital Entertainment Ventures, Korean Investment Partners, MBK Partners et Strong Ventures se sont installés en Corée récemment – ce qui reflète bien l’attractivité croissante du pays dans ce domaine.

A noter également l’initiative Orange Fab, pilotée par Orange, qui, en Corée comme dans d’autres pays, se propose d’identifier, d’incuber et de financer les startups les plus prometteuses.

Toutes les grandes sociétés disposent de leur propre structure d’incubation comme Samsung’s C-Lab Space, Naver’s Startup Alliance. Il existe plus de 50 espaces de co-working comme WeWork, Fast Five, Fab Lab, Seoul Startup Hub, Google Campus Seoul, Maru 180, et, plus récemment, Heyground. Il y a en tout plus de 100 accélérateurs, incubateurs, et Innovation Centers en Corée, dont voici quelques exemples :

The Ventures (incubateur) : Fondée en 2014 par les créateurs de Viki, une plateforme de distribution de contenus TV qui a été achetée par la firme japonaise Rakuten pour 200 M USD. Offre aux start-ups des espaces de bureaux, un soutien professionnel et du mentoring jusqu’à ce qu’elles soient prêtes à entrer sur le marché.

FuturePlay (incubateur, accélérateur, et VC) : l’entreprise a été lancée en 2014 et se spécialise dans les startups early stage.

→ Digital Entertainment Ventures (accélérateur) : la société a été créée à New York en 2012 et son axe d’intérêt se focalise dans les médias, le divertissement et les plateformes. La structure s’est installée en Corée du Sud pour profiter du fort soutien gouvernemental dans le développement de l’écosystème startups.

 KStartup (accélérateur, incubateur) : c’est un des plus grands programmes d’accélération/incubation soutenu par des entreprises coréennes et américaines. Il se focalise sur les startups early-stage, qui, pendant 3 mois, sont soutenues et appuyées par des mentors (entrepreneurs, marketers, designers et investisseurs basés dans la Silicon Valley).

→ SparksLabs (incubateur, accélérateur) : cette organisation offre un investissement minime, des services de mentoring et un espace de bureau en échange d’une part d’actions de la start-up qu’elle accueille. Créée en 2012, la société mène chaque année deux programmes de 3 mois chacun. Elle a jusqu’ici acquis 2 sociétés, incubé 30 startups et levé 75 M USD en financement follow-on.

→ Seoul Space (accélérateur) : un des plus importants accélérateurs de Corée, cette société a été créé par David Lee et Richard Min, deux des leaders de la Tech en Corée du Sud.

→ Le Smart Content Center, au G.Square building de Séoul. Il s’agit d’un incubateur soutenu par le gouvernement qui fournit de l’aide aux startups en leur proposant un espace de travail low-cost (gratuit pour certaines startups correspondant à un profil spécifique), est équipé avec un mobile testing lab, un studio de video-editing et propose un support marketing et logistique.

→ Enfin, Google a ouvert un campus en 2015 similaire à celui existant déjà à Londres (2000 m²). Les startups peuvent bénéficier du réseau global de Google, de son infrastructure technologique, et du mentorat des experts-maison. Il y a aussi de nombreux programmes de formation (Campus for Moms, Campus EDU et Techtalk).

On peut également citer :

– Thumlbug : crowdfunding
– 500 Kimchi : financement par l’incubateur 500 Startups de Silicon Valley.

Enfin, le Startup Grind Seoul compte plus de 1 600 membres. Cette association, présente dans 400 villes dans le monde, organise des événements tous les mois pour aider les entrepreneurs locaux à réseauter et leur fournir tout type de supports et formations.

Corée, French Tech, Séoul, Startups

Pensez différemment

Avec ses liens étroits avec la Silicon Valley, son emplacement idéal en Asie (proche de la Chine, du Japon et de Taiwan), ses infrastructures de pointes et les nombreuses aides disponibles pour les étrangers, la Corée représente une opportunité rare pour toute startup française souhaitant sortir du schéma habituel de scale-up.

⇒ Pour plus d’information sur ce marché, et nos programmes pour s’y développer, contactez notre expert local : Nicolas AUDIBERT, Business France Corée,
nicolas.audibert@businessfrance.fr

Auteur : Admin publié le July 19,2018
Catégorie: Focus marché , Focus start-up

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